Je reviens du Parc Monceau

Je reviens du Parc Monceau. Il fait froid, Paris est triste, exception faite de la vitrine du Fleuriste qui, comme un bocal, semble en conserver précieusement les reflets originels.

Derrière la glace épaisse, on dirait que Paris est encore une fête, un tourbillon joyeux où l’on s’invente et se réinvente, où l’on s’enivre de musique et de couleurs avec, en arrière plan, le ciel glacé, argenté, givré, transparent, voilé, céruléen, azuré, blessé de quelques ecchymoses. Tous les gris et bleus se mêlent en un épais tissu changeant, bordé de fleurs mouvantes qui s’étendent devant un abri, dont la façade, ouverte sur l’extérieur, est voilé d’un rideau cristallin.

La boutique est divisée en plusieurs jardins clairs, à la végétation vaporeuse, ponctués d’extraits des poèmes, des phrases en suspens, à hauteur de regard sur des tiges métalliques, des candélabres gravées sur une plaque d’inox, près d’un bassin, ou bien dans l’acier, inscrites en bas-relief, sur un mur de bois, incrustées dans le gravier.

Je me vois à l’intérieur, un bouquet de roses à la main, tourbillonnant entre les orchidées discrètes, les scabieuses chiffonnées, entre les avalanches de fleurs blanches, les bottes de tulipes, les amarilys parfumées.

Paris ville… des amours et des fleurs… éternelles…

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